À cause du terrorisme, le tourisme français part en sucette

Selon une étude du cabinet KPMG parue aujourd’hui, mardi 20 septembre, la région parisienne a connu une baisse de fréquentation de 6,4% au premier semestre 2016, pour eux, les attentats auront un impact qui risque de durer dans le temps. Etude se basant sur 3.000 hôtels qui représentent 240.000 chambres, équivalent à 42% du parc français.

Vif à souhait, le gouvernement Hollande se décarcasse, pour essayer de relancer le tourisme.

C’est 10 millions d’euros  qui ont été débloqués, la semaine dernière, par Jean-Marc Ayrault,  ministre des Affaires étrangères, dans le but de promouvoir la France. L’ancien premier ministre compte ainsi attirer 100 millions de touristes en France d’ici 2020. Une ambition certaine.

Le cabinet KPMG semble lui moins confiant, pensant selon sa dernière étude, que le tourisme français risque d’être aux abonnés absents pendant encore longtemps. Bien que la France garde son statut de première destination touristique, avec 84,5 millions de touristes en 2015, il faut constater que les derniers attentats commencent à changer la donne.

Et cela risque malheureusement de durer encore longtemps.

Les  événements de janvier 2015 avaient eu un impact limité dans le temps, il avait été compensé par une clientèle d’hommes d’affaires et de par les bonnes performances loisirs de l’été. Mais les attentats du 13 novembre 2015 ont modifié et dégradé l’attractivité de la capitale et de la France sur la clientèle internationale et domestique.

On note un repli de 6,4% au premier semestre 2016 à Paris et en Île-de-France, malgré l’Euro 2016.

Le ballon rond n’aura pas eu un impact suffisant pour compenser de mauvaises performances en début d’année ainsi que le repli des clientèles étrangères américaines et asiatiques pour l’essentiel.

Cela est incontestablement du au « contexte d’insécurité accru » amené par les attentats de 2015 et de Nice en juillet dernier. Cela va certainement avoir un impact durable sur la cote de la « destination France ».

Pour 2016, un recul de fréquentation sans précédent s’annonce et il devrait perdurer.

Dès mi-2016 et 2017, l’impact sur la fréquentation et les recettes touristiques des régions clés du tourisme français que sont l’Île-de-France et la Côte d’Azur, les plus touchées par le terrorisme, aura des conséquences qui se propageront à l’ensemble des composantes de l’industrie. En particulier sur l’investissement et le volume transactionnel de la France.

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