Disparition du dodo, c’est le marchand de sable le fautif

Les derniers mots du dernier dodo auraient été, « Quand les pigeons sont trop gros ils sont bons à plumer »

L’archipel des Mascareignes est situé dans l’océan indien, il est formé de trois îles principales, La Réunion, l’Ile Maurice et Rodrigues. En 1598, des marins hollandais débarquant sur l’ile Maurice eurent la surprise d’y découvrir un curieux oiseau. Le Raphus cucullatus.

Le dodo? La colonisation c’était pas son truc !

Haut de 70cm environ, il pèse dans les 20 kilos, son plumage est de de couleur gris blanc ou jaune. Son croupion est orné d »un bouquet de plumes frisottées de couleur blanche. Il a un bec fort, crochu et long, orné de lamelles cornées, surmonté de deux gros yeux noirs entourés d’un cercle blanc. L’oiseau est perché sur de robustes pattes. Les marins observant l’oiseau, remarquent qu’Il se nourrit de grains, de fruits durs, certains disent même l’avoir vu manger de petits coquillages. Il absorbe aussi des cailloux, comme le font les granivores. Les couples n’ont qu »un petit, il suit ses parents en poussant des cris d’oison. Le mâle et la femelle Dodo semblent se rester fidèles, restant une vie ensemble, pour entre autres procréer (ce qui s’explique par le fait, démontré génétiquement aujourd’hui, qu’ils sont les descendants d’un pigeon, venu du Sud-Est asiatique, qui aurait volé une centaine d’heures avant d’arriver dans ces îles accueillantes, il y a 8 millions d’années de cela). Pour faire leur nid, ils amoncèlent des feuilles de palmiers. Ils ont de petites ailes qui ne leur autorisent aucun vol, ils s »en servent pour se battre, entre mâles et pour s’appeler entre eux, en faisant de rapides moulinets avec, du même côté, pendant 5 minutes, cette action émettant un bruit proche de celui d »une crécelle. Au sol, ils semblent gauches, certains roulent au sol, se pressant plus qu’a l’habitude, à la vue de ses nouveaux arrivants. Les nombreuses années passées à l’abri des prédateurs, ne les ont pas armés à avoir une quelconque réaction défensive. Pour désigner l’oiseau, les marins Hollandais lui ont donné le nom de « dodowalg-vogel« , ce qui signifie : « l’oiseau de dégoût « , on cite aussi « dodarse (paresseux) » ou » dodaers », les Portugais et les Anglais, l »appellent « dodo ou « deudo »(nigaud) », « dronte » en est le nom original. Quel que soit son nom, Il ne le sait pas mais il ne lui reste plus qu »une centaine d »années à vivre.

Chassons le dodo avant d’aller nous coucher

Dans ces iles, les marins de tous bords, chassent et s’amusent à tuer ces gros dindons curieux, pour avoir de la viande qu’ils trouvent délicieuse, leurs officiers eux la trouvent infecte, mais ils ne zigouillent pas pas que pour ça, c’est le carnage, un massacre, logique et facile, vu le peu de réactions de l’animal et la facilité affolante pour l’exterminer, l’Européen, qui va bientôt devenir l’Américain, s’en donnent à cœur joie, s’entrainant sérieusement, cherche t-il à être au point, pour ses futurs massacres, qui auront lieu, dans un avenir proche sur des peuplades d’indiens qui ne lui avaient rien demandé, surtout pas de venir.

Pour assombrir le tableau de ce que l’homme est capable de faire, si cela est possible, les conquérants du nouveau monde entrainent aussi la disparition brutale de l’habitat du dodo, ils véhiculent avec eux des espèces qui vont accélérer le nettoyage ethnique de l’oiseau, chats,  rats et porcs, vont s’en donner à cœur joie. Le pauvre dodo, ses œufs, et ses oisillons (dodosillons ?) vont disparaitre, très vite. Le Solitaire de l’île Rodrigue et l’Oiseau de Nazare, cousins germains du dodo subissent le même sort.

C’est l’époque ? Non, ne vous inquiétez pas, on a les mêmes de nos jours, quatre hommes, il y a quelques temps, ont été arrêté, aux États-Unis. On les suspectait d’avoir tué 920 poulets dans un élevage de volailles en batterie situé dans le comté de Fresno en Californie en se servant notamment d »un club de golf. Rien n’arrête la connerie humaine.

Le dodo refuse l’Europe, pas si con que ça, l’oiseau.

Comme cela se faisait à l’époque, même avec des humains, les marins essaient aussi de ramener certains spécimens de dodos dans leurs pays d’origine, en Europe, histoire de les exposer dans les jardins et volières, pour amuser la population et le roi, qui n’ont pas encore la télé. C’est le fiasco, aucun dodo ne survit, ils refusent de s’alimenter et meurent souvent avant la fin du voyage. Tant pis pour la populace et sa majesté le roi !

Dodo ou t’es, dodo ou t’es ?

Le dodo n’a pas rejoint le pays des merveilles d’Alice, n’en déplaise à Lewis Carroll, mais il a intégré la longue liste des familles de plantes et d’animaux disparus de la planète, victimes de l’homme et de sa recherche de gains, de puissance. Certains pensent qu’avec les techniques de clonages on ramènera un jour un oiseau assez proche du Dodo originel. Le muséum de Lyon dispose d’un squelette complet, mais ce n’est pas pour aujourd’hui, peut-être pour après demain ? Devenu écolo aujourd’hui, les Néerlandais que l »on accuse souvent d »avoir été à l’origine de la disparition de l’oiseau, envisagent d’aménager un musée sur l’île Maurice, entièrement dédié au dodo, qui serait situé dans les environs de la Mare aux Songes, ce célèbre coin marécageux où l’on peut trouver des ossements provenant de plus de 500.000 animaux dont le Dodo.

Certains mettent aussi en cause, l’inventeur des boites de bouffe pour chats style Ronron . Vu qu’en ces temps là, il ne l’avait pas encore inventé. Les chats bouffaient du poussins de Dodo à longueur de journée. Le professeur Félix, spécialiste des chats, explique d »ailleurs que c’est la raison pour laquelle les matous roupillent aujourd’hui tout le temps, ils en ont trop bouffé !

En attendant, l’homme continu sa grande invasion destructive et de nombreuses espèces disparaissent quotidiennement. Quand on voit le nombre d’alertes lancées pour le mettre en garde, contre les effets inquiétants du réchauffement climatique et que l’on constate qu’aujourd’hui que rien n’a vraiment changé, qu’il est peut-être même trop tard, on se dit qu’après tout, cela n’est peut-être qu’un juste retour des choses. Après avoir détruit tant d’espèces animales, c’est peut-être un être microscopique qui sera tôt ou tard le destructeur de l’espèce humaine. L’actualité récente semble confirmer cette hypothèse. S’ils ne s’entretuent pas avant.

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