Nice, plainte de l’intérieur contre la responsable du CSU

Nice, le ministère de l’intérieur, aurait fait pressions sur la responsable du CSU

Cette femme aurait subi des pressions venant du ministère de l’intérieur.  En pleine polémique sur le positionnement de la police nationale sur la Promenade des Anglais le soir du 14-Juillet, au moment où le camion fou de Mohamed Lahouaiej Bouhlel a déboulé sur la Promenade des Anglais. La policière municipale, responsable de la vidéosurveillance Niçoise, Sandra Bertin, interviewée par le JDD, met en accusation l’État. Une accusation grave !

La responsable de la vidéosurveillance Niçoise affirme avoir subi des pressions de la part du ministère de l’Intérieur.

Certains médias, dont Libération, dénonçaient déjà, suite à enquête, des « failles » dans le dispositif mis en place par la police, insistant aussi sur les « mensonges » du gouvernement à ce sujet. Les dernières révélations de cette femme, renforcent ces accusations. La responsable du Centre de supervision urbain (CSU) de Nice, s’est confiée au JDD,  et a accusé le ministère de l’Intérieur de lui avoir mis « la pression ». « J’ai été harcelée pendant une heure, on m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran », a-t-elle expliqué.

Elle aurait été mise en relation avec « un représentant » du cabinet du ministère de l’Intérieur.

C’est le lendemain du drame, qu’elle aurait été mise en relation avec « un représentant » du cabinet du ministère de l’Intérieur. Elle précise que celui-ci lui a demandé « un compte-rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières ». Il a aussi demandé, avec insistance, dit-elle, « de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité ». Mais, problème, la policière confirme, après avoir visionné les images, ne pas avoir pas vu d’agents aux endroits que l’on lui indiquait.

Une police nationale présente où pas ? Si les vidéos n’ont pas été effacées, on devrait le savoir, mince alors.

Y-avait-il une présence policière à l’entrée de la zone piétonne, là où s’est engouffré le camion du terroriste ? Les faits créent une vive polémique. Christian Estrosi, lui, demande la démission de Bernard Cazeneuve. Pourquoi ? Parce que le ministre de l’Intérieur a en effet affirmé dans un communiqué publié le 16 juillet que la police nationale était bien présente aux « points les plus sensibles » du périmètre de sécurité entourant la Promenade des Anglais. Mais, le ministre de l’Intérieur a maintenu sa position. « Le dispositif mis en place le 14 juillet était pour ce qui concerne la police nationale, conforme en tous points aux réunions préparatoires. »

Le ministère de l’Intérieur annonce que Cazeneuve va porter plainte ce Dimanche, pour diffamation après ces graves accusations.

Dans un communiqué, le ministère de l’intérieur, annonce porter plainte suite aux graves accusations, de « non présence de policiers », proférées ce matin, par Sandra Bertin:

Le communiqué de presse

A la suite des graves accusations proférées ce matin à l’encontre du Ministère de l’intérieur par Sandra Bertin, cheffe du centre de supervision urbain de Nice, dans les colonnes du journal du Dimanche, le procureur de la République, François Molins, vient de rappeler que c’est sous sa seule autorité et dans le cadre de l’enquête que des policiers enquêteurs ont été dépéchés au CSU de Nice le 15 juillet.

Contrairement à ce que Mme Bertin affirme, ce n’est en aucun cas le cabinet du ministre de l’intérieur, qui a envoyé un commissaire au CSU, ou qui aurait eu des échanges avec elle.

Il serait utile que la cheffe du CSU soit auditionnée par les enquêteurs, pour produire les identités et fonctions des personnes qu’elle met en cause. Les mails et contenus qu’elle évoque.

Les accusations indignes de ce jour, s’inscrivent dans la suite de polémiques virulentes que certains élus de Nice ont souhaité entretenir puis alimenter chaque jour depuis le terrible attentat du 14 juillet.

Le Ministre de l’intérieur appelle chacun à reprendre ses esprits. La vérité, la transparence et la dignité exigent que l’enquête conduite sous l’autorité des magistrats puisse se dérouler dans les meilleures conditions. La France le doit aux victimes de cet acte odieux.

Le ministère de l’intérieur contribue activement à cette œuvre de vérité par la mobilisation des services compétents placés sous l’autorité des magistrats.

 

Alors, Images effacées ou pas ?

Mercredi dernier, la sous-direction antiterroriste (Sdat) avait envoyé aux agents de la CSU, en charge de la vidéosurveillance, une réquisition leur demandant l’effacement « complet » de 24 heures d’enregistrement et de toutes les scènes filmées depuis le début de l’attentat sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet. Réquisition concernant six des 1000 caméras de la ville de Nice. Le parquet de Paris a confirmé l’information et à précisé que c’était pour éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images.

Alors effacées, ou pas ? Si oui, c’est dommage, parce qu’elles auraient pu donner une réponse à la question « Y-avait-il des policiers où pas ! » Si non, visionnons les, pour le savoir !

 

Source: Le journal du Dimanche

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