Chrome remplacerait l’annuaire des noms de domaine de l’Icann

Vous connaissez ou utilisez le navigateur Chrome et bien il remplacerait l’annuaire des noms de domaine, en utilisant une copie, qui serait contrôlée par Google. Ce qui serait un risque majeur, d’après Louis Pouzin (Que beaucoup considèrent comme le grand-père d’Internet) : Explications, pour surfer sur Internet nous utilisons toujours un programme qui s’appelle un navigateur (Firefox, Opéra etc.). Il nous permet de nous promener sur la toile et de consulter des sites recherchés. Tous les sites ont une adresse sur le réseau que le navigateur trouve,  grâce à un annuaire central d’adresses principales que l’on appelle « serveur racine de DNS » (signifiant: Domain name system).

C’est donc un répertoire de référence et il est géré par une société, l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers)

Cette société est d’ailleurs placée sous l’autorité de l’État américain. Depuis plusieurs année, notre navigateur que ce soit, sur notre ordinateur, sur notre tablette ou sur notre mobile,  utilisent par défaut cet annuaire.
Mais voilà discrètement, il serait intervenu un subtil changement orchestrée par Google: Son navigateur Chrome  remplacerait en douce l’annuaire de l’Icann par le sien.
Oui, avec cette substitution invisible, Google installerait un serveur racine alternatif qu’il serait le seul à maîtriser. Vous pensez naviguer tranquillement sur Internet… Mais en réalité vous êtes sur un autre Internet : celui de notre ami, parfait clone du premier et c’est Google qui le gère directement. Mais bon, pour l’instant, le registre qui est une propriété de Google ne serait qu’une copie de celui de l’Icann.

L’utilisateur ne se doute de rien. Il parait même que l’accès aux sites serait souvent plus rapide, comme sur les autres racines…

Que peut dire le fameux utilisateur, puisque qu’il est consentant. En effet, il donne son accord à ce changement puisque « l’article 11 des «conditions d’utilisation de Chrome» autorise à faire des mises à jour automatiques, ainsi que l’article 20.2, que vous êtes censé avoir lu, ce qui établit votre acceptation par défaut des améliorations de fonctionnalités, à la bonne discrétion de Chrome. » Quoi, vous lisez pas les conditions d’utilisation ? Heu, moi non plus !
Faut-il s’en inquiéter ? Aujourd’hui, non, tant que le registre de Google n’est qu’une simple copie du registre de l’Icann.  Pour autant, selon Pouzin, « le risque est majeur.

Le grand maitre de cet Internet privatisé, pourrait ajouter ou supprimer des adresses comme bon lui semble. Vous cherchez un site, une page, paf, plus là, envolés! Bien sûr, vous n’allez pas changer de serveur racine,  vu que vous ne savez pas que vous êtes dans un Internet parallèle.
Cette situation ne vient pas d’un navigateur marginal. Non, il faut savoir que le navigateur Chrome a pris en avril la première place mondiale, grillant Internet Explorer ». La pieuvre !

Pouzin rappelle que « l’annuaire de sites Internet est à la base de notre liberté. »

Il est garant de notre souveraineté numérique, pour être plus clair, de l’application de la République au Réseau. (C’est beau !) En l’espèce : garantir le choix conscient par chacun de l’annuaire de l’Icann ou d’un autre.
Il faut savoir qu’il existe d’ailleurs un mouvement de racines ouvertes créatif, collaboratif, et dont l’esprit est celui du logiciel libre ». Mouvement dont Pouzin est un acteur majeur avec la création d’Open Root, une solution alternative à celle de l’Icann.
Sa directrice Chantal Lebrument d’ajouter: « laisserons-nous l’Internet qui a changé le monde, bien commun mondial, invention française et européenne, se réduire à une dangereuse manipulation ? » Grande question !

Certain démentent la version de Pouzin, comme Stéphane Bortzmeyer, spécialiste des DNS et par ailleurs ingénieur de l’Association française pour le nommage Internet en coopération (Afnic) (voir  ici)

Nous aurez t-on enduit dans l’erreur ? Google est-il finalement notre ami ?

Source le monde

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